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Poster de cas clinique : structure et conseils pour un case report

Comment structurer un poster de cas clinique (case report) : introduction, présentation du cas, discussion, un message unique. Trame et conseils, sources médicales à l'appui.

4 juillet 2026 · 7 min de lecture

Réponse rapide : comment structurer un poster de cas clinique

Un poster de cas clinique (ou case report, ou vignette clinique) suit une trame simple en trois temps : Introduction, Présentation du cas, Discussion. L'introduction pose le contexte et l'intérêt du cas ; la présentation du cas déroule l'histoire du patient, l'examen, les examens complémentaires et l'évolution ; la discussion explique les décisions et en tire la leçon à retenir. Un bon poster de cas se concentre sur un petit nombre de points, parfois un seul.

Qu'est-ce qu'un poster de cas clinique ?

Contrairement à un poster d'étude quantitative, un poster de cas clinique raconte une situation : un patient, une prise en charge, un enseignement. Il est fréquent en médecine, notamment dans les concours et sessions de vignettes cliniques. Sa force ne tient pas à un grand échantillon, mais à ce que le cas apprend au lecteur.

La structure recommandée

L'American College of Physicians (ACP), pour ses posters de vignette clinique, décrit trois composants principaux.

Introduction

Elle décrit le contexte du cas et explique sa pertinence : pourquoi ce cas mérite l'attention, ce qu'il illustre d'inhabituel ou d'instructif. Quelques phrases suffisent.

Présentation du cas

C'est le cœur du poster. L'ACP recommande de la dérouler dans l'ordre séquentiel de la communication médicale :

  • l'histoire du patient (antécédents, motif) ;
  • l'examen clinique ;
  • les examens complémentaires (investigations) ;
  • l'évolution et le devenir du patient.

Ces éléments ne sont pas quatre sections séparées mais les étapes d'un récit clair, dans l'ordre où un clinicien les découvre.

Discussion

La discussion explique pourquoi les décisions ont été prises et extrait la leçon du cas. C'est là que vous répondez à la question implicite du lecteur : « qu'est-ce que ça change pour ma pratique ? »

Un message unique, clairement énoncé

L'ACP insiste : concentrez-vous sur un petit nombre de points, voire un seul, exprimés clairement et de façon concise. Une étude observationnelle sur les posters de cas efficaces (Willett et al., Journal of General Internal Medicine, 2008) va dans le même sens : un bon poster de cas énonce des objectifs d'apprentissage clairs et des conclusions rattachées à ces objectifs, soutenues par le contenu du cas.

Autrement dit : décidez ce que le lecteur doit retenir, et faites converger tout le poster vers cet enseignement.

Concision et rigueur

Un case report reste court. La bibliothèque de la Midwestern University cite pour les case reports une cible de l'ordre de 1 500 mots, un nombre limité de références et de figures, et recommande de suivre les CARE Guidelines, le standard international de rédaction des case reports (qui rappelle notamment l'importance du consentement du patient et de l'anonymisation). Ces repères, pensés pour l'article écrit, valent aussi comme garde-fous de concision pour le poster.

La mise en page : un cas, ça se lit aussi de loin

La trame d'un poster de cas est une variante de la structure IMRaD : au lieu de Méthode et Résultats, vous avez Présentation du cas ; la logique reste un enchaînement clair. Tout ce qui vaut pour un poster classique s'applique : lisibilité à distance, figures nettes (imagerie, schémas), et un titre qui annonce l'enseignement. Voyez notre article sur la structure IMRaD d'un poster et le guide comment faire un poster scientifique.

Créer un poster de cas clinique avec Folio Poster

Folio Poster propose des gabarits de niveau congrès qui partagent le squelette IMRaD : vous y placez Introduction, Présentation du cas et Discussion, ajoutez vos images cliniques, et exportez un PDF A0 ou A1 prêt à imprimer. Un thème sobre convient bien aux soutenances et aux facultés ; comparez les mises en page sur la page modèles de poster.

En résumé

  • Trame en trois temps : Introduction, Présentation du cas, Discussion (ACP).
  • La présentation du cas suit l'ordre histoire, examen, investigations, évolution.
  • Un seul message : concentrez-vous sur la leçon à retenir.
  • Concision (~1 500 mots), CARE Guidelines, consentement du patient.
  • La mise en page suit les mêmes règles qu'un poster classique.

Questions fréquentes

Comment structurer un poster de cas clinique ?
En trois temps, selon l'American College of Physicians : Introduction (contexte et intérêt du cas), Présentation du cas (histoire, examen, investigations, évolution), Discussion (décisions et leçon à retenir).

Quelle différence avec un poster de recherche classique ?
Un poster de cas raconte une situation clinique plutôt que de présenter des résultats quantitatifs. C'est une variante de la structure IMRaD : la Présentation du cas remplace Méthode et Résultats. La force du poster tient à l'enseignement du cas, pas à la taille de l'échantillon.

Combien de texte sur un poster de cas clinique ?
Le moins possible. Concentrez-vous sur un petit nombre de points, voire un seul. Les case reports visent souvent 1 500 mots maximum : un poster doit être encore plus resserré, avec des figures et un message clair.

Pour aller plus loin

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